Niger

Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /2010 01:02

L’orgueilleux président du Niger, Mamadou Tandja, n’est plus. Non pas qu’il soit mort physiquement. Non ! Il a été renversé par ceux qu’il avait protégés au début de son premier mandat.

L’histoire moderne du Niger n’est pas celle d’un long fleuve tranquille. Depuis l’avènement du colonel Kountché, l’armée nigérienne fait la pluie et le beau temps en toute impunité. Après sa mort, certains officiers furent poursuivis et condamnés… mais ils n’étaient peut-être pas les plus corrompus et les plus profiteurs, ils étaient surtout les plus proches du défunt président.

Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) dirigé par le chef d’escadron Salou Djibo n’est que de la poudre de perlimpinpin pour amuser la communauté internationale et rassurer les Nigériens.

Ces militaires sont des spécialistes du coup d’État. Le colonel Dijibrilla Hima Hamidou dit Pelé participa au coup d’État, en 1996, au côté du chef d’état-major de l’armée, Ibrahim Baré Maïnassara contre le premier président élu en avril 1993, Mahamane Ousmane. Puis en 1999, avec le commandant Daouda Mallam Wanké et les colonels Abdoulaye Adamou Harouna et Gouboye Abdul Karim, il participa à l’assassinat du même Baré ! Aucun d’eux ne furent poursuivi par la justice nigérienne. L’élection à la présidence de Mamadou Tandja a boosté leur promotion. Ils ont d’ailleurs déclaré que Mamadou Tandja (militaire à la retraite) ne sera pas poursuivi pour son coup d’État.

Les forces armées nigériennes sous couvert de faire respecter les institutions ne font en réalité que les bafouer. Les militaires n’ont jamais prouvé leur capacité à gouverner mieux que les civils. Salou Djibo et ses complices auraient dû intervenir le jour ou le président Tandja avait dissous le Conseil constitutionnel, au lieu de tenir tout un blablabla sur l’armée voulant rester neutre et garante des institutions.

Mais peut-être que l’intervention de l’armée obéit à une autre motivation moins glorieuse ? Il semblerait, que le tyran commençait à faire le ménage dans l’armée – limogeage de trente-sept membres de sa garde présidentielle - avec notamment une baisse des primes. Et certains militaires se sentaient frustrés par rapport aux avantages accordés aux ex-rebelles touaregs.

Certains officiers sont des gens sans paroles qui utilisent la force pour assouvir leur soif de reconnaissance et d’enrichissement. L’uranium complique la situation.

Non aux élections !

Je ne joindrais pas ma voix à ceux au Niger qui applaudissent à tout rompre le renversement de Mamadou  Tandja en feignant de croire que l’armée va leur abandonner le pouvoir.

Ceux de la Coordination des forces démocratiques pour la République (CFDR), entre d’autres, devraient se souvenir du cas Barré.

Financièrement les élections ont un coût élevé ; le Niger est l’un des pays les plus pauvres d’Afrique, la famine, à cause de mauvaises récoltes cette année, risque une fois de plus de sévir et enfin pourquoi voter puisque la voix des Nigériens n’est pas respectée ?

Quant aux dirigeants occidentaux tels le président Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères, le sulfureux Bernard Kouchner - l’un et l’autre sont très inquiets, non pas du fait du renversement de leur précieux allié Tandja mais à cause de la société Areva et du précieux uranium – dont les voix sont rejointes par le Cedeao et l’Uemoa – dont de nombreux États sont entre les mains de militaires ou de civils et où les élections ne sont que trucages et tripatouillages afin de se maintenir le plus longtemps possible au pouvoir – leur appel à des élections libres ne sont pas très crédibles. Sans oublier celui qui est considéré comme le sage de l’Afrique pour régler les conflits, le capitaine Blaise Campaoré, à la tête de l’État depuis l’assassinat de son ami le capitaine Thomas Sankara – certaines mauvaises langues insinuent même qu’il en aurait été l’instigateur ? Comme si les Nigériens avaient besoin de leur parrainage !

L’uranium

Le Niger est le ou du moins l’un des pays les plus pauvres du monde. Paradoxalement, son sous-sol regorge de multiples richesses (uranium, or) ; sans oublier l’élevage, les cultures et le coton.

En ce qui concerne l’uranium qui est exploité depuis les années 1960, pour certains ce fut une mine d’or… quant au pourcentage détenu par Areva et celui de l’État nigérien, le déséquilibre est flagrant.

D’autre part, à partir de 2012, le groupe français avec le nouveau gisement d’Imouraren espère extraire 5 000 tonnes par an, ce qui en fera la deuxième plus grande mine d’uranium au monde.

Maintenant, se pose le problème sur l’environnement, sur les ouvriers et sur les populations alentour. Quel en est le coût ? Faut-il continuer à exploiter l’uranium si ces effets négatifs sont financièrement supérieurs au pourcentage détenu par l’État ? Le niveau de vie des Nigériens s’est-il amélioré ? Il faut développer l’élevage et les cultures pour que les Nigériens puissent avoir l’autosuffisance alimentaire.

Pour un changement de système politique au Niger

L’histoire du Niger n’est pas l’histoire de la France. Les différentes constitutions depuis la fin de la colonisation sont de conception française. Elles ne tiennent pas compte de l’histoire politique, culturelle, sociale du Niger et de sa tradition. De nombreux royaumes existent dans ce pays, mais ils n’ont pas représentation politique reconnue au Niger. Les Français ne sont jamais partis, ils continuent à gérer leurs intérêts économiques au détriment des intérêts politiques et économiques du Niger.

L’avenir du Niger passe par un système politique stable qui empêcherait toute intervention de l’armée pour s’emparer du pouvoir et éviterait que des hommes politiques se déchirent pour le poste de chef d’État.

La priorité est de rétablir dans leur fonction les membres du Conseil constitutionnel tel qu’il était au moment du coup d’État de Mamadou Tandja.

Ne faudrait-il pas repenser les institutions en rapport avec le monde réel nigérien ?

Ne faut-il pas inviter les rois, les chefs traditionnels, les syndicats, les partis politiques, les représentants de la société civile, les étudiants, les militaires à la mise en place d’un nouveau système politique au Niger de type monarchie constitutionnelle ?

De ce fait, la chefferie traditionnelle doit se réformer en profondeur. Il n’est pas acceptable qu’elle se rende complice de coup d’État, qu’il s’agisse de celui de Mamadou Tandja ou de ceux des militaires. Pour avoir une crédibilité, elle se doit d’être neutre et être porteuse de propositions pour le Niger d’aujourd’hui et de demain.

Quant à l’armée une réforme en profondeur est nécessaire : qu’elle est son rôle et sa place dans la société nigérienne ?

Par Rebelles d'Afrique et d'ailleurs - Publié dans : Niger - Communauté : Actualité panafricaine.
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 02:40

  En ce 22 décembre 2009, après dix ans passés au poste de président de la République du Niger, le président élu, au second tour le 31 décembre 1999 puis réélu en 2004 pour un second et dernier mandat, Mamadou Tandja redevient un simple citoyen.


Malheureusement, nous savons tous que la réalité est différente.

Le colonel Tandja (son grade lorsqu’il devient président en 1999), finit général ( ?) et surtout usurpateur. En Afrique et au Niger dans ce cas précis, les militaires pensent à tort qu’ils sont indispensables à la vie politique d’un pays. Le Niger depuis la fin de la colonisation (3/08/1960) et l’avènement du premier président nigérien, Diori Amani (9/11/1960-15/04/1974)) jusqu’à la fin du mandat de Tandja Mamadou (22/12/2009) soit environ une période de quarante neuf ans, les militaires ont gouverné durant trente-deux ans pratiquement sans interruption en tenant compte de l’élection de Mahamane Ousmane (17/04/1993-27/01/1996), renversé par le coup d’État du colonel Ibrahim Barré Maïnassara. Lui aussi devint général au moment de son élection ?

Ses trente-deux ans furent des périodes de grandes tensions : coups d’États, assassinats divers, règlements de comptes… La Grande-Muette (l’armée) était devenue folle, chacun cherchant à prendre la place de son voisin. Durant cette période, les militaires et certains civils proches se sont enrichis outrageusement. Scandaleux lorsque l’on sait que le Niger est considéré comme l’un des pays les plus pauvres du monde.

Tandja, l’apprenti sorcier, avait bien préparé son coup. Depuis le temps qu’il la voulait cette place, candidat malheureux en 1996 il a pris sa revanche en 1999 - j’ignore s’il en rêvait devant sa glace en se rasant le matin ! – pour la conserver à vie à moins qu’il ne la prépare pour son fils, élu député récemment.

Lors de sa première investiture, il avait absout de poursuite les militaires responsables de l’assassinat du général-président Barré. Il préparait en fait le terrain afin de ne plus quitter cette fonction juteuse. L’apprenti sorcier Mamadou Tandja a berné les Nigériens durant dix ans. Mais aujourd’hui le masque est tombé.

Comment le combattre ?

Constituer un front uni regroupant tous les opposants de la société. Puis décider d’une grève illimitée dans toutes les entreprises détenues par les sociétés étrangères ainsi que dans toutes les administrations... sans oublier celles détenues par les complices nigériens de Tandja. Préférer la méthode de Gandhi à celle de Gbagbo.

Le but n’est pas de déclencher une guerre civile entre les tenants du pouvoir et les opposants, mais de faire céder Tandja et l’acculer à quitter le pouvoir. Bien entendu il n’est pas question de le laisser rejoindre son village tranquillement afin de couler des jours heureux.

Non ! Il devra être jugé pour son coup d’État, ainsi que ses complices nigériens et étrangers. Ceux qui lui permettent aujourd’hui de confisquer le pouvoir.

Il faut prioritairement repenser le système politique nigérien en abrogeant la constitution nigérienne de type française et repenser les institutions du pays en faisant coexister la tradition et la modernité, en tenant compte de l’histoire du Niger et de ses différentes identités culturelles.

Bien entendu la place et le rôle de l’armée dans la société seront à débattre. Les sanctions contre tout militaire qui utilisera les armes à des fins subversives seront à définir. Mais nous pouvons déjà orienter le débat en déclarant que tout militaire responsable d’une tentative de coup d’État  sera automatiquement mis à la retraite d’office avant toute autre poursuite judiciaire.


Lamine MOUSSA

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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /2009 07:34

Le colonel Tandja, n'est pas le premier chef d'État d'Afrique à ne plus vouloir quitter le pouvoir à la fin de son mandat présidentiel, ni le premier militaire, fut-il à la retraite de l'armée, à faire un coup d'État. Bien au contraire

Au Niger, en particulier, l'armée est la spécialiste des coups tordus. Le 15 avril 1974, le président Diori Hamani est renversé par le Seyni Kountché. Le 27 janvier 1996, le président Mahamane Ousmane (1er président élu démocratiquement le 27 mars 1993) est à son tour renversé par le colonel Ibrahim Barré, Maïnassara ; qui sera lui-même assassiné, par ceux qui l'avaient aidés dans son coup d'État, le 9 avril 1999. L'actuel président Mamadou Tandja a été élu la première fois le 22 novembre 1999. Puis réélu pour un second et dernier mandat qui se termine fin 2009.

Les militaires en général et au Niger dans ce cas précis, n'ont jamais prouvé qu'ils étaient plus probes que les civils pour diriger un pays. Si Seyni Kountché ne s'est pas enrichi durant sa présidence, tel ne fut pas le cas pour de très nombreux militaires. Ce fut un marché de dupes pour les Nigériens.

Le lundi 29 juin 2009, l'armée nigérienne a réaffirmé sa neutralité politique et appelé les protagonistes à « l'apaisement et la concertation ». « Tenues par leur devoir de neutralité et de réserve, les forces armées ne sauraient être ni associées à un quelconque débat politique, ni être impliquées dans des actions déstabilisantes », a déclaré son porte-parole, le colonel Goukoye Abdoulkarim.

Les Institutions de la République semble bien mises à mal puisque le président Tandja a dissous le Parlement, puis le Conseil constitutionnel qui avait osé s'opposer à lui dans sa folie de vouloir se représenter une troisième fois malgré la Constitution. Il est vrai que lors de son premier mandat en 1999, il s'était engagé envers ses frères d'armes à ne pas poursuivre ceux qui avaient assassiné le général-président Baré Maïnassara !

Il est temps d'instaurer un nouveau système politique en commençant par abandonner la Constitution française comme modèle pour l'Afrique. Cette constitution ne fonctionne pas et ne tient pas compte des réalités historiques de ce continent. N'en déplaise à Monsieur Sarkozy, le président français.

Dans cette attente et dans le cas d'élections futures au Niger, il serait temps que les Nigériens forment un front uni face à la dictature de Tandja. Car une fois de plus l'ensemble de la classe politique s'est de nouveau déconsidérée. Elle n'a pas tiré les leçons du passé.

Reste la question de savoir s'il faut participer à l'élection législative qui suivra la triomphale participation du référendum. Tandja a compris qu'on est jamais si bien servi que par soi-même.

Peut-être faut-il une grève illimitée jusqu'au départ du tyran. avec tous les sacrifices pour la population. Pour mettre en garde la France contre son soutien envers Tandja, il faut taper là où ca fait mal pour les entreprises françaises telle Areva, c'est-à-dire au portefeuille ; par exemple en immobilisant totalement les usines d'uranium.

 Départ ne veut dire ni  fuite hors du pays, ni exil doré dans son village. Départ signifie arrrestation et jugement pour acte de trahison.    

Lamine MOUSSA
  

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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /2009 12:23

Le 3 juillet 2009

Le président nigérien finira-t-il comme le général Barré ou sera-t-il arrêté et jugé pour son coup d’État ?

La non-intervention de l’armée dans le coup d’État institutionnel de l’ancien colonel Tandja ne doit pas nous surprendre. Il suffit de se rappeler que les instigateurs de l’assassinat du général-président Barré ne furent jamais poursuivi grâce à un accord passé avec le président Tandja. Le jeu de dupe pour les Nigériens continue.

Que faut-il faire ? Pour que la violence ne revienne pas, il me paraît judicieux que :

1) Le Front de défense de la démocratie (FDD) et la Convention démocratique et social (CDS) hostile au référendum appellent au boycott du scrutin du 4 août prochain.

2) La journée pays mort doit se poursuivre par une grève illimitée notamment dans les usines Areva.

Et il faut également se poser la question de savoir ce qu’est venu faire le Président-ministre de la Vantardise français, Nicolas Sarkozy, au mois de mars à Niamey.

Le maintien de Tandja au pouvoir ne peut qu’être lié à l’uranium. Est-il l’homme lige de la France ?

Dans une réflexion daté du 2 février 2009 (Tandja, le bâtisseur !) nous mettions en garde le président Tandja dans sa folie de vouloir se présenter à la prochaine élection présidentielle.

Lamine MOUSSA

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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /2009 12:16

Le 2 février 2009

Depuis le décès du président Kountché (1987) et la kyrielle de coups tordus dont celui du colonel Barré (devenu général par la grâce d’un coup d’État puis président) cela faisait longtemps que le Niger n’avait pas bénéficié d’une telle stabilité politique.

Cette stabilité fut possible grâce au président Mamadou Tandja. Disons-le d’emblée, je ne suis pas Nigérien, j’ai un regard neutre sur les événements de ce pays. (1) Les deux mandats du président peuvent constituer un modèle pour une bonne gouvernance en Afrique.

Le président a su défendre les intérêts de son pays face à la société Areva et obtenir une augmentation du prix de vente de l’uranium – le Niger est le cinquième producteur mondial. Il a également diversifié les investisseurs étrangers tel la Chine par exemple. Sans compter les nombreuses sociétés étrangères déjà en activité depuis de nombreuses années Malheureusement, il est à redouter que sur le long terme les énormes besoins de la Chine en matières premières puissent se révéler désastreux pour non seulement le Niger mais l’Afrique en règle générale. Sans oublier les inconvénients sur l’environnement et la santé publique. Ce problème fait déjà débat au Niger en ce qui concerne la société Areva et ses sites d’exploitation.

Le Niger de 2009 est en pleine mutation industrielle. L’extraction de nouvelles richesses devrait rehausser le niveau de vie des Nigériens ; de tous les Nigériens, Touaregs compris. Cela ne pourra s’effectuer que sur le long terme. Il faudra beaucoup de patience aux uns et aux autres et beaucoup de sagesse au président Tandja et à son successeur.

Le Niger s’est modernisé dans la construction d’habitations en dur.

De grands chantiers sont en cours de réalisation : - deuxième pont à Niamey ; - centrale thermique à Tahoua ; - barrage hydroélectrique à Tillabéry.

Sans oublier d’autres projets tels : - une mine de charbon à Salkadama ; - une cimenterie à Kao ; - une usine de phosphate à Aneker…

Reste bien sûr l’épineux problème des Touaregs. Tout du moins ceux qui ont une fois de plus pris les armes, comme si le conflit armé était la solution à tout règlement. Deux principaux mouvements sont en cause, le FFR (Front des forces de redressement) et le MNJ (Mouvement des Nigériens pour la Justice).

Mamadou Tandja a toujours considéré ces Touaregs comme des terroristes et refuse toute négociation avec eux tant qu’ils ne poseront pas leurs armes.

La solution à cette crise entre l’État et les responsables politiques touaregs pour un bon usage des richesses se trouvant sur leurs terres reste du seul domaine politique. Il est plus que temps de trouver un accord de partenariat entre les deux parties.

Pour Mamadou Tandja l’heure de la reconversion a sonné. Son second et dernier mandat se termine en 2009. D’après la Constitution du Niger, il ne peut plus se représenter. Partir n’est pas une fin en soi, le Niger a encore besoin de sa compétence mais plus comme Président.

À l’image d’Alpha Oumar Konaré, le président devrait se retirer tranquillement en laissant une image positive de lui-même et ne pas tenter d’écouter, pour son malheur et celui de son pays, son ego et les excités de son propre camp pour le pousser à effectuer un troisième mandat. Celui qui a été durant dix ans à la tête de l’État ne peut transgresser la Constitution dont il est le garant.

Mortel ! Nous le sommes tous. Ses réalisations et ses grands chantiers survivront à Mamadou Tandja et non l’inverse…

A.-P. NICOLAS 

(1) L’affaire Sevran – Pour l’honneur d’un pays.

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