Gabon

Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 20:52

Le 11 septembre 2009

Au Gabon, sans surprise, Ali, le fils de son père a été élu ! Ainsi en a décidé la Cour constitutionnelle, libre et indépendante !

L’ancien ministre de la Défense, Ali Bongo, a su allumer le feu. Grâce à l’argent public géré de longue date par papa Omar, il a pu largement distribué les billets voire les enveloppes à l’armée mais également aux populations à Libreville mais également à Port-Gentil.

Ce n’est pas le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, qui s’en trouvera offusqué puisqu’il avait largement bénéficié des largesses du défunt président pour des contrats passés par les sociétés Imeda et Africa Steps d’un montant global de 2 646 388 euros (Le monde selon K de Pierre Péan, page 311).

C’est également le même Kouchner qui a déclaré le vendredi 4 septembre « La France n’est pas intervenue ; la France n’avait pas de candidat ». Bien. Cela n’avait pas empêché le président Sarkozy d’avoir reçu, le candidat Ali Bongo à l’Élysée au détriment des autres candidats.

Durant la campagne les soutiens français n’ont pas manqué : le secrétaire d’État à la Coopération, Alain Joyandet, avait appelé les Gabonais à accepter à l’avance les résultats ; l’avocat Robert Bourgi a publiquement déclaré : « Je ferais tout pour le faire élire. C’est le seul et unique candidat valable. »

Le président de la rupture Nicolas Sarkozy a vivement félicité le gagnant : « Soyez assuré de ma détermination à donner corps à cette ambition afin, qu’avec votre concours, nos relations demeurent privilégiées dans l’intérêt de nos deux pays et de nos deux peuples. »

Dans la réalité, ni le peuple français ni le peuple gabonais ne bénéficieront de cette nouvelle alliance franco-gabonaise ; dans la réalité cela signifie que l’on continuera comme avant. Omar Bongo est décédé mais l’argent et les dossiers sont restés dans le clan Bongo.

Le changement aurait pu être possible si l’opposition gabonaise avait eu un programme de gouvernement autre que celui de dire « Si Ali passe, on gaspille (on casse) » et si par exemple le seul opposant propre – qui n’a jamais magouillé avec la sphère Bongo - Pierre Mamboundou, s’était présenté comme le seul et unique candidat de l’opposition.

Les scènes de violence, durement réprimandées par l’armée, faisant de nombreux morts, au Gabon aujourd’hui, comme au Togo hier lors de la prise de pouvoir par Faure Eyadema, devraient inciter les autorités françaises à plus de discernement.

En France, le président Sarkozy peut faire illusion dans ses multiples déplacements, en se faisant encourager par des militants de l’UMP, mais lorsqu’il est en Afrique, aux obsèques d’Omar Bongo par exemple, les sifflets qui lui sont destinés le sont pour son soutien aux dictateurs.

Il est temps pour les Gabonais et les Africains en général de penser un nouveau système politique qui prendra en compte son histoire et sa culture, qui saura concilier la tradition et la modernité. Ensuite, l’Indépendance pourra enfin être envisagée

Par Rebelles d'Afrique et d'ailleurs - Publié dans : Gabon - Communauté : Afrique panafricaine
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 03:43

le 27 novembre 2005

 

Jadis opposant, Paul Mba Abessole (celui pour qui ou à cause de qui de nombreux Gabonais sont morts) fait aujourd’hui parti du fan club du Président gabonais.

Les élections au Gabon se suivent et se ressemblent étrangement.

Ce dimanche 27 novembre 2005, le seul vrai opposant est Pierre Mamboundou.

Pour accéder à un poste ou participer à une élection, il est malheureusement de règle, en Afrique, d’utiliser ses enfants.

Zacharie Myboto n’échappe pas à la règle.

Bongo Ondimba, lui-même, est le gendre du général-président Sassou Nguesso, le tyran du Congo Brazzaville.

Le Gabon, dont les richesses naturelles sont énormes (pétrole, bois, mines…) et les populations peu nombreuses, est un pays très endetté.

Son dirigeant et ses complices sont immensément riches. Leur fortune est généralement placé en France, le pays de leurs amis et anciens colonisateurs. Certains ayant conservé la nationalité française (tel Pascal Lissouba, du Congo Brazzaville). Ils se maintiennent grâce au pouvoir des enveloppes en kraft distribuées à certains de leurs compatriotes au pays, à la diaspora ou à d’autres encore...

La souffrance des peuples, les bidonvilles… Omar Bongo Ondimba, après trente-huit ans de domination, veut faire croire qu’il va réussir aujourd’hui ce qu’il a raté hier. Musulman et franc-maçon il s’imagine, peut-être, Président à vie. Seul un chef traditionnel reste chef jusqu’à sa mort.

En attendant le Grand Guignol continue... les dés sont pipés.

79,21 % des suffrages, il fait beaucoup moins bien que son ami Jacques ! Peu lui importe, ses pairs africains et Chirac vont saluer sa réélection et le légitimer. Tout baigne !

Par Rebelles d'Afrique et d'ailleurs - Publié dans : Gabon - Communauté : Afrique panafricaine
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