France

Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 03:49

le 20 novembre 2009

 

L’avenue des Champs-Élysées, l’avenue la plus belle du monde si l’on en croit la légende, est depuis de nombreuses années l’avenue la plus sale du monde et est devenu au fil des ans le rendez-vous des petites frappes des cités d’Île-de-France et des barjots en tout genre.

 

Nous avons pu le constater une fois de plus le samedi 21 novembre dernier à l’issu du match de football opposant l’Algérie à l’Égypte. Il est bon de souligner que cette rencontre avait lieu non pas à Paris mais en Égypte. Nous n’étions plus dans la célébration du sport mais dans le fanatisme footbolesque ! De très nombreuses forces de l’ordre étaient présentes avec l’attirail complet des manifestations houleuses.

Mais nous n’avions encore rien vu. Le mercredi suivant, soit le 25, à partir de 20 h 30, l’avenue des Champs-Élysées est devenue un vaste champ de bataille. L’Algérie en match retour s’était qualifiée pour la coupe du monde en Afrique du sud. Les Algériens étaient venus très nombreux exprimés leur joie dans l’allégresse. Étaient également au rendez-vous les Algériens (1) des cités venus brisés et pillés de nombreux commerces de l’avenue : Montblanc, Drugstore publicis, Courir, Hugo Boss, Nike… cette liste n’est pas exhaustive.

Ce soir là, les forces de l’ordre étaient également impressionnantes en nombre. Pour quel résultat ?

Sans oublier environ 330 véhicules brûlés dans toute la France, des scènes de pillage et d’agression dans plusieurs villes. La presse écrite a été d’une redoutable discrétion sur le sujet en minimisant les violences.

En ce qui concerne le quartier des Champs-Élysées et en particulier l’avenue, il est étonnant que les barrières métalliques installées pour le 11 novembre ne fussent pas retirées. Quant à la police à quoi sert-elle ? 63 interpellations pour Paris c’est peu vu les dégâts occasionnés dans le seul huitième arrondissement. Pourquoi ne pas avoir interdit la circulation sur l’avenue à tous les véhicules ?

Il faut se rendre à l’évidence, la police n’avait pas reçu l’ordre d’intervenir contre les pilleurs de magasins. À quoi pouvait penser le ministre de l’Intérieur Brice Ortefeux en constatant cette pétaudière ? S’est-il souvenu des heurts très violents entre les Parisiens et les Marseillais lors du match annulé… sous l’œil désabusé des forces de l’ordre ! Sans oublier la mise à sac de poitiers.

C’est le foutoir organisé.

Le candidat Sarkozy s’était fait l’apôtre de la sécurité. Sitôt élu, on allait voir l’artiste au travail. C’est encore raté. C’est à croire que le président Sarkozy fait exprès de laisser pourrir la situation pour sortir de sa manche tel un prestidigitateur de nouvelles lois contre l’insécurité. Que penser de son regroupement des services de renseignement dont le préfet de police de Paris sera le patron en Ile-de-France au détriment des RG. Ce n’est pas gagné d’avance puisque Paris n’arrive pas à être sécurisé.

Monsieur Ortefeux n’est qu’une des marionnettes de Monsieur Sarkozy (2), l’agitateur public numéro un. Avec en ligne de mire l’élection des régionales, tous les grands discours sur la sécurité ne servent qu’à distraire le peuple et le détourner des enjeux politiques pour la France. Mais nous ne nous laisserons pas berner par Monsieur Sarkozy et ses godillots.

Ne jetons pas trop la pierre aux fonctionnaires chargés d’assurer la sécurité des biens et des personnes puisque leurs missions sont de plus en plus confuses et mal définies.

Tout déplacement du Président de la République nécessite des colonnes de véhicules de la police. Rien n’est trop beau pour l’empêcher de croiser le pékin moyen, d’une part.

D’autre part, la chasse aux étrangers en situation irrégulière nécessite également beaucoup de policiers. Mais également des moyens financiers. Hors l’argent il n’y en a pas… c’est la politique du bla-bla-bla. On agite l’insécurité comme un chiffon rouge devant le taureau sans se donner les moyens des ambitions.

Nicolas Sarkozy devrait se rappeler que son père a été un jour très heureux que la France lui ouvre ses portes.

En France, le pays des Droits de l’Homme n’est plus qu’un mythe. Cette réalité a disparu depuis la politique appliquée par l’État français durant la Seconde Guerre mondiale.

 

 A.-P. Nicolas 

 

(1) Ces Algériens sont en fait des Français qui se déterminent comme Algériens en France et Français en Algérie. Il ne s’agit pas de leurs parents qui sont Algériens ou qui ont la double nationalité.
(2) Voir « Le tyran et les godillots » sur le site www.alain-paul-nicolas.com
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 04:14

Le 18 octobre 2009

En octobre 2007, je m’interrogeais de savoir si nous étions encore dans une démocratie ou dans une dictature. Le doute n’est plus permis, la France sous la férule du président Sarkozy a changé le système mis en place jusqu’alors, qui fonctionnait plus ou moins bien mais dont chacun respectait les règles, contre un système à l’africaine, dans des pays tenus par des dirigeants autoritaires voire dictateurs.


Le Monde daté du 17/10/2009, dans un article, pages 1 et 6, signé Philippe Bernard titre : « Diplomatie : le retour à la Françafrique ? ». Heureusement que Le Monde est la référence de la presse sinon… ! Pourquoi faire paraître cet article aujourd’hui, alors que depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, son programme de rupture fut une vaste fumisterie ?

Lors de son premier périple en sa qualité de président en Afrique, sa première visite fut celle à Omar Bongo, feu le président gabonais. L’un et l’autre étaient de vieux complices. À vouloir démontrer aux Français que lui incarnait la rupture avec les réseaux de ses prédécesseurs – Mitterrand et surtout Chirac – il n’a en réalité qu’activer ses propres réseaux. Ceux qu’il avait organisé lorsqu’il était à la tête de la SEM Coopération 92 - Société d'économie mixte, fondée en 1991 par Charles Pasqua, structure couplée au conseil général des Hauts-de-Seine - et dont il démissionna le 21 avril 2005.

À son arrivée au Palais de l’Élysée, il amène dans ses bagages ses collaborateurs de l’époque où il dirigeait le département des Hauts-de-Seine. Claude Guéant, par exemple, il ne l’a pas pris parce qu’il était directeur de son cabinet au ministère de l’Intérieur, mais parce qu’il est l’un des instigateurs de ses réseaux africains. L’on trouve dans le même wagon : Lefèvre le porte-parole de l’UMP ; Hortefeux, le parrain de Jean Sarkozy ; les parrains de Levallois-Perret, Isabelle et Patrick Balkany (copain d’enfance du Président). L’ancien nègre, de la fracture sociale, de Jacques Chirac, Henri Guaino ; la voix de son maître décaméronne partout dans les médias, aidé dans cette tâche par le secrétaire général de l’Élysée le sieur Guéant. Pourtant il existe un Gouvernement et des ministres !

Le Premier ministre Monsieur Fillon est insignifiant, il n’existe même pas puisque la partition se joue à l’Élysée. Lui ne fait qu’exécuter ce que le despote a décidé. Quant aux ministres c’est de la même veine, ce sont les pantins de Monsieur Sarkozy, il donne les ordres ils obéissent gentiment.

Il fut un temps ou un élu était représentatif de la France et effectuait avoir soin le travail pour lequel il avait été nommé ou élu dans une grande discrétion en ce qui concernait sa vie privée : Pierre Messmer, Maurice Couve de Murville, André Malraux, Pierre Mendès-France, Simone Veil, Hubert Védrine, Jacques Lang. Les uns et les autres à différentes époques ont apporté leur pierre à l’évolution de notre pays pour le bien commun.

Malheureusement, depuis quelques années il y eu aussi un copinage néfaste entre les politiques et les affairistes de tout crin. Cela commença sous François Mitterrand, se poursuivi sous Chirac mais avec Sarkozy nous avons atteint le summum. Le pouvoir politique glisse vers un pouvoir à l’africaine, où tout est monnayé et où les opposants sont soit achetés (par des postes) soit poursuivis en justice pour cause de complot.

Madame Aubry, secrétaire générale du Parti socialiste et ses camarades auraient tort de se focaliser sur ces défections, de soi disant hommes de gauche car leur participation au gouvernement de Monsieur Fillon ne sert qu’à diviser ses adversaires politiques.

Monsieur Sarkozy n’a aucun projet à long terme pour la France, hormis enrichir ses très riches amis et casser petit à petit le modèle français pour le plus grand plaisir du Medef qui n’en demandait certainement pas tant. Avec le seul droit pour la majorité des Français de payer plus et de travailler toujours plus pour le bien être de notre président.

Le candidat Sarkozy était l’homme de la sécurité, de la croissance et de la rupture. Le président Sarkozy est l’homme de l’Insécurité, des réseaux africains et de la croissance à son seul avantage (puisqu’il s’était appliqué une vertigineuse augmentation de salaire).

Monsieur Fillon est tout aussi coupable que Monsieur Sarkozy dans cette décomposition du politique. La Constitution de la Ve République est depuis l'élection du président bafouée tous les jours. Il ne respecte pas la séparation des pouvoirs entre le Président et le Premier ministre. Monsieur Sarkozy, le tyran, veut détenir tous les pouvoirs entre ses mains. Dans les médias, son frère Arnaud Lagardère lui facilite la tâche. La presse est aux ordres.

Sans oublier Christine Okrent l’épouse du ministre des Affaires étrangères, Monsieur Bernard Kouchner ! (Pierre Péan, Le monde selon K.). Les deux font la paire.

Ceux qui hier hurlaient contre Hersant feraient bien de se réveiller et de fustiger le poids toujours plus important d’Arnaud Lagardère.

Monsieur Sarkozy n’est pas un roi et ses enfants ne sont pas des princes. Un prince reçoit une éducation qui le forme à régner plus tard. Pour Jean Sarkozy ce n’est pas le cas, sinon cela se saurait. Comme tout bon dictateur qui se sent incompris par le Peuple, Monsieur Sarkozy se ferme peu à peu aux autres tout en se butant sur la réalisation de ses folles idées. Pour asseoir son pouvoir et perdurer le nom à la tête de l’État, peut-être rêve-t-il de faire comme son ami Kadhafi, le Guide libyen, dont le fils va prendre le relais de son cher papa et devenir dans les années à venir Guide à son tour ? Il est vrai qu’en France ce sera plus ardu car il existe des contre-pouvoirs à la folie de notre président. Le conseil constitutionnel et le Conseil d’État. Mais il pourrait suivre l’exemple du président nigérien Tandja, qui, lui, a dissous l’Assemblée nationale puis le Conseil constitutionnel.

Vouloir persévérer à installer dans le fauteuil de l’EPAD son fils Jean est à mon avis une faute politique, et il devrait se méfier de ces députés et de ces sénateurs qui pourraient peut-être jouer les empêcheurs de tourner en rond !

La folie de Monsieur Sarkozy n’a pas de limite. Il nous faut être très vigilant. Pour battre ce tyran à l’élection présidentielle, il faut établir un front uni de l’opposition, avec un programme de gouvernement et désigner un seul candidat dans l’idée de constituer un Gouvernement d’union nationale comme ce fut le cas après la fin de la Seconde Guerre mondiale afin de remettre le pays France sur les rails.

A.-P. NICOLAS

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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 03:52

4 octobre 2007

Avec l’arrivée au pouvoir d’une certaine droite décomplexée (?), c’est le règne de l’argent roi avec outrance.


Décomplexée signifie peut-être dans le jargon sarkozien aimer l’argent sans en avoir honte et mettre en pratique une politique d’une certaine droite. Après tout pourquoi pas ! Encore ne faudrait-il pas tout mélanger.

Il est déjà curieux que le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, le sieur Copé, par ailleurs maire de Meaux, travaille à temps partiel dans un cabinet d’affaires. Il semble plus inquiétant que le Président, jadis co-fondateur d’un cabinet d’avocats, n’ai pas revendu ces parts depuis son élection. Maître Sarkozy aurait-il l’intention d’aller plaider entre une réception à l’Élysée et un entretien dans les médias ?

C’est super d’avoir des potes patron de presse. Cela permet de manipuler la population et d’écarter les indésirables. De diffuser l’info telle que l’on veut quelle soit et non pas en rapport avec la réalité. Il faut reconnaître que l’esbroufeur joue sur du velours :

- le parti socialiste est absent du débat politique et, au lieu de mener une réflexion politique sereine et réalisable, préfère se perdre dans des discussions futiles liées bien souvent à des querelles de personnes ;

- le parti communiste et les Verts, face à leurs déconfitures financières, passent plus de temps à licencier les permanents et à chercher des locataires pour leurs locaux qu’à réfléchir à des alternances à la politique du pouvoir ;

- les syndicats divisés sont incapables de se remettre en cause et de défendre correctement les travailleurs autrement qu’en faisant grève. Surtout lorsqu’il s’agit de défendre les régimes spéciaux d’une certaine catégorie de personnel.

Pendant ce temps, la machine à broyer se met en place. Le Medef avec son chef de file, le Président de la République en personne, veulent détruire le système social français ; favoriser les patrons escrocs et lessiver les salariés qui empêchent les gentils actionnaires de gagner encore plus d’argent.

Pour éviter que le Peuple s’occupe de sa politique, Monsieur Sarkozy, avec l’aide de ses amis, amusent le peuple. Comme au temps de la Rome antique, on réinvente les jeux du cirque. La coupe du monde de rugby en est l’exemple type. Les joueurs ne sont plus des sportifs mais des gladiateurs qui combattent nos ennemis ! L’infâme Laporte, le futur secrétaire d’État aux sports, avait fait lire avant la rencontre avec les Argentins la lettre de Guy Moquet. Quel peut-être le rapport entre une rencontre sportive et un jeune homme qui va mourir tuer par les nazis ? À moins que tous les étrangers soient nos ennemis et non seulement les sans papiers.

 

Sommes-nous encore dans une démocratie ?

La France de Monsieur Sarkozy n’est-elle pas déjà dans une logique de dictature rampante.

Il est omniprésent dans les médias. D’après un rapport de l’INA, il est passé 224 fois aux journaux télévisés du soir des six chaînes hertziennes au cours des quatre premiers mois de son mandat.

Avant de prendre ses fonctions il aurait dû peut-être lire la Constitution afin de comprendre le rôle et la place du chef de l’État dans la Ve République.

Faudra-t-il s’adresser, bientôt, à lui comme Grand-Vénéré ? Petit père des peuples et Grand Timonier ont déjà été utilisés.

Sa chasse aux étrangers est de mauvais augure et ne vise à terme qu’à les empêcher de venir en France et de faire partir ceux qui y résident déjà. La carte de résident est passée de dix à cinq ans (ce n’est peut-être pas de sa faute) et ce n’est pas fini.

Et que penser de la nouvelle loi sur l’immigration avec le fameux test ADN.

Avoir la majorité politique pour gouverner ne veut surtout pas faire n’importe quoi et n’importe comment. Heureusement pour la France, le Conseil Constitutionnel et le Conseil d’État restent les deux remparts face à un apprenti dictateur.

Une poignée d’héritiers (dont les parents ont créé des entreprises qui sont devenus au fil des ans de véritables empires) peuvent se croire tout permis grâce à leurs carnets d’adresses bien remplis et à leurs appuis politiques. L’affaire des initiés d’EADS semble en être l’exemple type.

En ce qui concerne le ralliement d’un nombre certains de femmes et d’hommes de gauche, cela pouvait se comprendre dans le cadre d’un grand projet politique pour la France. Malheureusement, ces différentes personnalités à travers des ministères, des rapports ou des commissions ne servent que l’égocentrisme de Monsieur Sarkozy et sa politique nauséabonde.

Une grande vigilance s’impose à tous ceux qui ne s’en laisse pas compter par le Président de la République et ses vœux pieux.

A.-P.NICOLAS

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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 06:52

Le 17 septembre 2009

Le procès tant attendu approche et les esprits ne cessent de s’échauffer.

 

Chacun des protagonistes y va de sa déclaration par journaux ou par avocats interposés. Plus le procès approche plus le climat est tendancieux. Nous pouvons affirmer sans guère nous tromper que Nicolas Sarkozy n’était pas si aussi mal informé qu’il ne veut le dire en tant que ministre de l’Intérieur. À moins qu’il ne fut totalement incompétent ! Manipulation dans la date de sa connaissance des faits pour l’ajout de son nom, puis dans la gestion des évènements. À l'époque, je trouvais déjà curieux son dépôt de plainte alors qu'il était « patron del'UMP, ministre d'État, ministre de l'Intérieur, candidat à la candidature » (1).

  Que des chiraquiens aient été contre sa candidature pour la présidentielle de 2007, c'est fort possible. Pour eux il restait le traître qui avait choisi Édouard Balladur lors de la présidentielle de 1995. De là à organiser un complot. J'en doute. Chirac était le Président et de Villepin Premier ministre, certes.

Alors à qui profite le crime ?

Sans doute, à l'actuel Président de la République. Le ménage est fait, il est débarrassé de ses éventuels adversaires politiques au sein de la majorité.

  Dominique de Villepin fut mis hors jeu à cause du CPE et du manque de soutien des élus de l’UMP dont Sarkozy est le nouveau chef.

Qu’est-ce que le sarkozysme ?

Aujourd’hui, le pouvoir politique en France a changé de visage. La Constitution française est bafouée - dans l’esprit de la Ve République avec la séparation des pouvoirs entre le Président et le Premier ministre - tous les jours aussi bien par le Président que par le chef du gouvernement, le Premier ministre, François Fillon. Nicolas Sarkozy théorise la thèse du complot et se pose en victime. Il ne jette pas encore ses opposants en prison, quoique…

  Qui est Nicolas Sarkozy ?

Dans les polars, quand le mari veut se débarrasser de sa femme, il assassine plusieurs femmes afin d’éviter de devenir le suspect numéro un. Ce pourrait-il qu’Imad Lahoud est ajouté le nom du président de la République pour noyer le poisson ? Mais lequel ou lesquels ?

  Déclaration de Nicolas Sarkozy à la presse au Brésil le 6 septembre 2009 : « Il est grand temps que toutes ces combines, sous la Ve République, on en soit débarrassés (…), qui que ce soit qui les fasse. Les officines, les combines, il y en a beaucoup trop et c’est une occasion pour montrer que plus personne ne sera victime de ça. Et maintenant, que les prévenus s’expliquent et que les juges décident ! »

- Pour ses débuts en politique il a comme tuteur Charles Pasqua, le tout puissant patron politique des Hauts-de-Seine, l’ami de Chirac ;

- il lui souffle la mairie de Neuilly à 28 ans ;

- puis préside la société d’économie mixte Coopération 92, fondée par Monsieur Charles en 1991. La SEM contribue à l’essor du Haut-Ogooué, le fief natal d’Omar Bongo, le chef d’État du Gabon. Une gestion hasardeuse : comptabilité obscure, suspicion d’emplois fictif (2)… Combien de juges d’instruction se sont cassés les dents ou ont bénéficié d’une soudaine mutation ? Sarkozy démissionne de son poste le 21 avril 2005 ; il a été élu quand ? Qui le remplace ? Quel est le nouveau nom de la SEM Coopération 92 ?

Combien de dossiers sur des personnalités s’est-il constitué lorsqu’il était ministre du Budget puis ministre de l’Intérieur ? Combien de dossiers a-t-il récupéré de son ami Pasqua ?

- Quand il devient ministre de l’Intérieur, après la réélection de Jacques Chirac, en 2002, dans le gouvernement de Raffarin, il prend sur le conseil de Charles Pasqua, Claude Guéant au poste de directeur de cabinet ; coupant ainsi l’herbe sous les pieds de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin qui souhaitaient, par le directeur de cabinet interposé, garder un œil sur le traître.

Claude Guéant semble en connivence avec Pascaline Bongo (prêtresse de la fortune du clan) – tous deux sont énarques – directrice de cabinet de papa Omar ; l’on trouve dans l’entourage de Nicolas Sarkozy également l’avocat Robert Bourgi, ainsi que son ami d’enfance le parrain de Levallois-Perret, Patrick Balkany. Que du beau monde impliqué dans le maillage complexe qu’est la France-Afrique !

Clearstream ?

Je citerais Jean de Maillard, vice-président du tribunal de grande instance d’Orléans :

  « Il y a une volonté politique de ne pas contrôler ces chambres de compensation financière alors qu’elles sont au cœur de la mondialisation, Clearstream a son siège au Luxembourg et la justice luxembourgeoise a tout fait pour que les enquêtes n’aboutissent pas. J’ai l’expérience des enquêtes policières et judiciaires et dans ce dossier tout a été fait pour dissimuler la vérité. » (3)

La banque est aussi trouble que l’affaire elle-même.

Blanchiment d’argent, fonds pour des opérations des services secrets français, comptes de certaines entreprises françaises de grandes tailles !

De quoi Nicolas Sarkozy a-t-il peur ?

Traînerait-il derrière lui des casseroles qui le suivraient comme des boulets ? Sinon pourquoi en avril et mai dernier, Dominique de Villepin fut-il l’objet de filatures autant à pied qu’en voiture. Le véhicule et les agents incriminés dépendaient de la DCRI (service réunissant la DST et les RG) ! (Information révélée par Charlie Hebdo du 16/09/09 no 900).

  Le Président de la République aurait-il oublier que Monsieur de Villepin lui-même avait été ministre de l’Intérieur ?

Le financement d’une campagne présidentielle va au-delà des restrictions de la loi. D’où vient l’argent ?

« Le nom de Nicolas Sarkozy n’est à aucun moment cité dans les listings de Clearstream, celui y figurant étant le nom de son père. Cela fait partie des mystères de ce dossier, a estimé l’ancien Premier ministre, qui assure s’être toujours interrogé sur les dommages qu’avait pu subir Nicolas Sarkozy dans cette affaire. »

« Son nom n’est à aucun moment cité dans cette affaire. C’est lui qui, à un moment donné, voyant des noms patronymiques qui sont ceux de son père a dit, c’est moi qui suis visé après avoir dit c’est mon père qui est visé. » (par LEXPRESS.fr du 1/12/2008 mis à jour le 7/09/2008).

Dans ce feuilleton (mêlant la politique, la finance et la justice), la justice a conclu que la liste informatique fournie par le corbeau avait été trafiquée, afin d’impliquer des personnages innocents. Soit. Émettons une hypothèse. Que le père de Nicolas Sarkozy a effectivement disposé d’un compte dans la banque Clearstream et que le but de Imad Lahoud consista à y ajouter des noms de personnalités françaises de droite et de gauche ! N’est-ce pas ce que l’on appelle noyer le poisson ? Mais ce n’est qu’une hypothèse.

Dominique de Villepin a certainement des torts en ne révélant pas tout ce qu’il savait, mais néanmoins, je suis persuadé qu’il n’est pas le donneur d’ordre. La justice sera-t-elle rendue ou ce procès sera-t-il seulement le terme d’un règlement de compte entre deux frères ennemis ?

A.-P. NICOLAS

(1) « Clearstream – Qui est Machiavel ? », www.alain-paul-nicolas.com

(2) Vincent Hugueux - « Afrique – L’énigme Sarkozy », publié dans LEXPRESS.fr le 18/09/2007 – mis à jour le 19/06/2007.

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/clearstream

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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 06:39

L’affaire fait les gros titres de la presse. La seule attente des journalistes réside dans l’annonce de la démission du Premier ministre, Monsieur de Villepin.

Dans l’affaire dite de Clearstream, le listing du corbeau comportait un certain nombre de noms de personnalités françaises, de gauche comme de droite, accusées d’avoir des comptes secrets à l’étranger. Aujourd’hui, les frères ennemis de l’UMP en sont les deux principaux protagonistes ; le Premier ministre, Dominique de Villepin et son ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy.

Cette affaire est tout sauf simple et est à multiples tiroirs. C’est un véritable parcours du combattant pour les juges et les enquêteurs chargés de trouver le nom du corbeau. Cet oiseau de mauvaise augure chercherait-il à décapiter la tête de l’État ?

Ou le corbeau est-il une pièce d’un vaste puzzle imaginé par un Machiavel, dans le seul but d’éliminer le Premier ministre, avec comme point de mire l’élection présidentielle ?

Mais qui serait ce Machiavel ? Une personne très au courant du fonctionnement de l’État et de ses multiples rouages…

Dans cette attente, la classe politique devrait garder son sang-froid et éviter des déclarations intempestives et hasardeuses.

Le président de l’UDF devrait savoir, en tant qu’élu du peuple, que dans la Constitution de la Ve République, seul, le président de la République est protégé de toute inquisition judiciaire durant son mandat. Monsieur de Villepin peut être entendu par les juges d’instruction sans que la République ne vacille et risque de s’écrouler comme un château de cartes. Idem pour les partisans d’une VIRépublique.

Une autre chose curieuse dans une démocratie. Dans l’affaire du corbeau, Nicolas Sarkozy a déposé plainte – comme certaines personnalités citées faussement –, mais le ministre de l’Intérieur est le patron de la police. Pas aisé d’être un jongleur de casquettes (patron de l’UMP, ministre d’État, ministre de l’Intérieur, candidat à la candidature, ...).

Certains élus de la République, qui aiment s’ériger en juge lorsqu’il s’agit des autres, veulent utiliser leur joujou préféré : la commission parlementaire. Sont-ils plus crédibles, neutres ou compétents que les magistrats ?

Quant aux médias, ils ont une fois de plus oublié la présomption d’innocence.

 

Dominique de Villepin est accusé de tous les maux et beaucoup seraient heureux de le voir démissionner après la cacophonie du règlement du CPE. Il fait un coupable si parfait. Trop parfait justement. Et s’il n’était pas Machiavel !

A.-P. NICOLAS

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